Image Obligation convertible : définition

Obligation convertible : définition

Obligation convertible : définition

La classification des titres obligataires est plutôt dense. On y retrouve un très vaste catalogue d'obligations parmi lesquelles il y a les obligations convertibles. Celles-ci, à l'instar des autres types d'obligations, présentent des particularités. Ce sont elles qui les distinguent des autres types d'obligations. Pour tout comprendre de titres convertibles, il faut appréhender ces singularités.

Singularité n°1 : l'hybridité

On les appelle également des obligations remboursables en action. C'est à cela qu'elles tiennent leur hybridité. En effet, en principe, quand une obligation est émise et qu'elle est achetée par un investisseur, l'émetteur du titre est tenu, après maturation, de procéder à son remboursement en liquidité.

Si on dit d'une obligation convertible qu'elle est hybride, c'est qu'à l'émission c'est un titre de créance et qu'au remboursement, elle peut devenir un titre de propriété, c'est-à-dire une action. En des termes plus clairs, ce sont des instruments de dettes qui présentent des caractéristiques d'actions.

Ainsi, un investisseur qui achète ce type d'actifs peut à l'échéance, exigé de l'emprunteur qu'il lui cède des parts de sa société à hauteur de la valeur de l'obligation. Il passe ainsi de simple investisseur à actionnaire.

Singularité n°2 : la modularité

L'émission d'instruments de dette hybrides a l'avantage d'être très modulable, et ce, à bien des titres. Elle laisse une grande marge de manœuvre aux deux parties en cause, mais surtout à l'émetteur.

Dans une émission d'obligations classiques, ce dernier est ordinairement en position de faiblesse. Cela tient du fait qu'il doit, d'une part, rembourser impérativement la somme accordée contre ces titres de créance et d'autre part, payer des coupons périodiquement au titre de la prime de risque.

En ce qui concerne une obligation hybride, l'émetteur a moins de contraintes. Déjà, il peut décider d'interrompre le paiement des intérêts et payer sa dette, mise de départ et intérêts compris, en cédant des parts de sa société. Cette option est d'autant plus intéressante que l'entreprise qui profite du prêt ne sera pas tenue de faire sortir de la liquidité. Un détail important quand il s'agit d'une entreprise en situation financière difficile.

D'autre part, l'émetteur profite également de coupons cumulatifs si cette modalité a été décidée dès le départ avec l'investisseur. Elle implique pour les coupons peuvent être cumulés sur une certaine période pour être payés sous forme de dividendes.

Pour l'investisseur, c'est un excellent moyen d'entrer au capital d'une société et d'en devenir actionnaire. De même, c'est une façon intéressante de vous faire rembourser lorsque vous investissez dans une société à haut risque d'insolvabilité et que vous craignez de ne pas pouvoir vous faire rembourser en liquidité.

Singularité n°3 : le faible niveau d'endettement

La dernière particularité d'une obligation convertible, et pas des moindres, est son faible niveau d'endettement. Étant donné qu'il s'agit d'instrument financier ayant des caractéristiques d'actions, elle n'engage qu'à 50% l'entreprise. En d'autres termes, les 50% de l'encours du titre sont considérées comme appartenant au capital de la société.

Cette singularité permet aux entreprises émettrices de profiter d'une meilleure notation et donc de présenter un niveau de risque moins élevé. Or, qui dit faible niveau d'endettement dit également coupon à taux faible.

Appréhender toutes les subtilités de l'obligation convertible implique de vous faire conseiller par des entreprises de gestion, dont Sunny AM. Réputé pour ces techniques très efficaces de portage obligataire, Sunny AM saura vous offrir le bon accompagnement.

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